les petites mécaniques

A la fin de cette lecture, mon sentiment est plus mitigé que pour l’opus précédent : il est vrai qu’un récit autobiographique ne s’écrit pas comme des nouvelles. En quelques lignes ou quelques pages, il faut réussir à décrire toute une histoire, rendre toute une atmosphère. Cela n’induit pas pour autant que Philippe Claudel n’y parvienne pas ici.

Mais, de fait, même si son style et son talent s’expriment une fois encore à travers ces nouvelles, leurs qualités me paraissent inégales. J’ai, ainsi, une nette préférence pour « Le marchand et le voleur », « L’autre » et la toute dernière d’entre elles, sombre et terrible, « Tania Vläsi ».

Nous retrouvons néanmoins dans ces pages, l’univers poétique, souvent désespéré et tragique dans lequel l’auteur aime à inscrire ses personnages et les événements qu’ils vivent ; un univers qu’il sait transcrire avec beaucoup de brio,  s’attachant à des détails insignifiants et essentiels !

Comme les gouttes d’eau qui ont éclaboussé le lino vert de la cuisine de Tania Vläsi, souvenir marquant des dernières secondes avant que son existence ne bascule…