la tour noireA la Révolution, chacun le sait, le roi Louis XVI et la reine Marie-Antoinette furent décapités. Le dauphin, qui n'était encore qu'un enfant, lui, est mort en 1795 dans la prison du Temple, lieu sinistre, il va s'en dire. Mort de maladie ? Mort empoisonné ? Mort à la suite des mauvais traitements subis ? Nul ne le sait. Cela reste aujourd'hui encore, un mystère.

Les années passent et après avoir connue la Terreur, la République, la prise de pouvoir par Napoléon, son Empire, la France voit la monarchie refaire surface. Nous sommes en 1818. Hector Carpentier, jeune homme soi-disant « médecin », mène un petite vie désœuvrée qui lui convient très bien. Jusqu'à ce qu'un parfait inconnu meurt assassiné à quelques rues de chez lui avec dans sa poche un morceau de papier portant son patronyme et son adresse.

Là tout bascule... surtout parce que cette affaire criminelle est prise en main par le célèbre et très caractériel François Vidocq.

Parce qu'il est le principal suspect, mais aussi parce que le fameux policier ne lui demande guère son avis, Hector Carpentier va être entraîné dans une enquête dont il est loin d'imaginer à quelles découvertes elle va les mener, lui et son improbable compagnon...

C'est enlevé, bien écrit, rythmé et plein d'humour. Le personnage de Vidocq est haut en couleurs, avec la détermination et l'intelligence d'un Sherlock Holmes, en plus débonnaire et plus jouisseur. Plus humain en somme. Le récit alterne, dans une construction bien trouvée, les notes laissées par le père de Hector Carpentier -notes qui servent de points de repères au lecteur et accompagnent l'évolution de l'enquête- et les événements qui se produisent une vingtaine d'années plus tard.

Roman policier sur fond historique, qui malgré quelques longueurs, reste très agréable à parcourir. Mais que j'ai un peu moins apprécié que L'Héritage Dickens et Un œil bleu pâle (voir les commentaires des 20 avril 2014 et 5 octobre 2014).