le fantôme de la rue royaleVoici la troisième enquête de Nicolas le Floch (réf. L'énigme des Blancs-Manteaux, commentaire du 28 juillet 2013 et L'homme au ventre de plomb, commentaire du 16 juin 2014).

30 mai 1770. Place Louis XV. Un feu d'artifice doit être donné en l'honneur du mariage du dauphin et de Marie-Antoinette. L’événement attire une foule immense, des curieux à pied comme ceux disposant de charrettes ou carrosses. Mais voilà, l'organisation de ces festivités a été un tantinet négligée et Nicolas le Floch, qui voyait déjà tout cela d'un mauvais œil, assiste, impuissant, à un drame : un départ de feu déclenche la panique et plusieurs centaines de personnes sont écrasées, piétinées, étouffées sous la marée humaine et les carrosses qui se renversent...

Le mariage royal se trouve donc ainsi d'emblée marqué d'un sceau sanglant...

Parmi les victimes, une jeune femme intrigue particulièrement Nicolas et ses comparses : il apparaît qu'elle a été étranglée. Profitant de la catastrophe, un assassin a sévi...

Notre commissaire va, de fait, se trouver confronté à une étrange famille, dont la demeure sise rue Royale, n'abrite peut-être pas que des vivants et où le démon semble avoir pris possession de Miette, la petite servante...

Toujours aussi bien écrit et agréable à lire, il s'agit là d'une enquête qui mêle les faits historiques et des événements fantastiques. L'intrigue est bien menée et le fin mot de ce récit complexe ne se dévoile réellement que dans les dernières pages.

Une belle plongée dans le XVIIIe siècle où le faste et les plaisirs côtoyent la misère qui étreint le petit peuple.