la femme du VeLe nom de Douglas Kennedy ne m'était bien sûr pas inconnu : cet auteur américain est célèbre, souvent présent dans la presse ou sur certains plateaux de télévision (notamment celui de « La Grande Librairie » ; François Busnel étant grand amateur de littérature américaine).

Seulement voilà, je n'avais jamais été tentée par ses écrits...Le comité de lecture que je fréquente, m'a donc donné l'occasion de les découvrir.

Mais pour être honnête, je ne peux pas prétendre que j'ai aimé ce livre. Je me suis réellement forcée pendant une grande partie de cette lecture pour ne pas laisser tomber -littéralement-. Il faut tout de même parcourir et se perdre dans les méandres de cent trente pages pleines de platitudes ou presque avant de la dénicher, La femme du Ve !

Au final, un roman tendance « noir » qui se permet une incursion dans le domaine du fantastique. C'est sans doute la seule originalité, qui donne un tant soit peu d'intérêt à ce roman. Il se laisse lire, mais manque singulièrement de saveur.

De quoi s'agit-il ?

Harry Ricks, un Américain, fan de cinéma, trouve refuge à Paris : il fuit son ex-femme, sa fille de treize ans qui ne veut plus lui adresser la parole, ses anciens collègues de l'Université, où il enseignait jusqu'à ce qu'un scandale l'éjecte de son siège de professeur, et fasse basculer sa vie en Enfer...

Donc, il croit pouvoir trouver un peu de paix dans les ruelles de Paris, une ville dans laquelle il avait séjourné quelques jours, bien des années auparavant...Mais, hélas pour lui, la descente aux Enfer se poursuit.

Et rien ne s'arrange lorsqu'il rencontre la troublante et énigmatique Margit. Au contraire, d'étranges événements commencent à se produire et les morts violentes s'accumulent peu à peu autour de lui...morts pour lesquels, il va rapidement être considéré comme le principal suspect.

Voilà, je n'en écrirai pas plus afin ne pas tout dévoiler de l'intrigue...

Mais, comme je l'annonçais en préambule, il ne faut pas s'attendre à un grand roman...

Le plus déplorable reste sans doute l'opposition faite à tout bout de champ entre la culture américaine et la culture française (pas nécessairement au bénéfice de la première, loin sans faut !), s'appuyant sur des poncifs, des constats qui frisent la caricature...

Dommage, car la trame de fond et le personnage de Margit sont plutôt d'une inventivité bienvenue...

En conclusion, Douglas Kennedy ne sera sûrement pas en tête d'affiche de mes auteurs préférés...Je sais, c'est un peu dur : je n'aurai lu qu'un unique livre écrit de sa plume, mais franchement, pour le moment, je n'ai pas envie d'approfondir son œuvre... That's all folk !